Le mot du maire

Lorsque vous lirez ces lignes, le printemps aura apporté, je vous le souhaite, un peu de baume au cœur après l’hiver difficile ponctué d’attentats en tout genre en France, en Belgique ou dans le monde.

En ce qui concerne notre commune, je voudrai revenir sur le projet de construction d’une salle socio-éducative et sportive qui anime notre conseil municipal depuis plusieurs années. Une réunion avec l’architecte Eric Catelan a eu lieu ces derniers jours afin de définir les contours de cette future salle dont on souhaite une architecture moderne. Le budget primitif 2016 fera état de cette programmation à hauteur de 1 million d’euros avec un recours à l’emprunt d’environ 400 000 euros. Il faut savoir que notre commune n’a aujourd’hui plus d’emprunt en cours. Le temps des études et des appels d’offres est relativement long ce qui devrait nous amener au début de l’année 2017 pour la construction.

Il me semble que les enfants de nos écoles pour les activités sportives ou pour les TAP, les nombreuses associations communales ou intercommunales pour leurs activités ou leurs manifestations ainsi que pour nos 1 600 habitants pour des événements familiaux, seront tous très heureux de disposer d’un tel équipement.

C’est un investissement pour l’avenir important mais je le crois nécessaire,  qui mettra notre commune en matière d’équipement, au niveau des communes de son rang. Je ne vous cache pas que nous avons eu un temps d’hésitation face aux interrogations et au devenir de la salle paroissiale. Cette salle paroissiale où nombre d’entre nous y ont laissé des souvenirs d’adolescents, lieu stratégique situé au cœur du village, avec son parc de 5 000 m2, qui rend d’immenses services à la population pour des événements familiaux mais aussi à nos associations ou encore aux enfants des écoles et aux activités des TAP, aux grands manifestations comme la brocante et accessoirement comme parking par exemple lors des sépultures. Merci à l’Union Paroissiale et à son président Marcel Queyron pour l’excellente coopération qui perdure depuis toujours entre commune et paroisse et bonne chance à l’association nouvellement dénommée Saint Christophe de Romagnieu. Je souhaiterai que l’on puisse d’ailleurs regarder ensemble si une complémentarité peut exister entre les deux salles. Il faut savoir enfin que la salle polyvalente actuelle devra être exclusivement réservée à la cantine scolaire.

D’autres sujets sont d’importance, notamment sur les fusions d’intercommunalité, la loi NOTRe et notre devenir.

Réforme territoriale : Avant Pays Savoyard ou Vals du Dauphiné ?

La réforme territoriale est un plat qui se mange réchauffé. Après avoir été rejetée en 2012 par les communes, la loi Notre a permis de ressortir des cartons le dossier contesté des Vals du Dauphiné.

Notre communauté de communes des Vallons du Guiers s’est à nouveau prononcé contre les Vals du Dauphiné par 21 voix contre 6 et a validé le principe d’un regroupement avec les communautés de communes voisines de l’avant pays savoyard Vals Guiers et Lac d’Aiguebelette et ceci, dans la lignée de ses communes membres qui ont également plébiscité un regroupement interdépartemental dans notre bassin de vie à raison de 6 communes sur 9 (Pont de Beauvoisin, Pressins, Saint Jean d’Avelanne, Saint Albin de Vaulserre, Saint Martin de Vaulserre et Romagnieu). Mais pour être entendu, il nous a fallu déposer un amendement auprès des deux Préfets de l’Isère et de la Savoie.

Ces deux amendements identiques ont fait l’objet par les préfets d’une saisine simultanée des CDCI (Commission Départementale de Coopération Intercommunales) qui se sont réunies le lundi  21 mars, le matin à Chambéry et l’après-midi à Grenoble.

Les résultats des votes sont édifiants : la CDCI de Savoie a validé notre amendement à une écrasante majorité par 39 voix sur 41 (95 %) ; la CDCI d’Isère a également accepté notre amendement par 30 voix contre 21 (58%) sans atteindre la majorité requise des 2/3. Fort de ces résultats, les deux préfets ont pris des arrêtés de périmètres contradictoires : le Préfet de Savoie nous incluant dans une communauté de communes avec l’Avant Pays Savoyard et le Préfet de l’Isère nous maintenant dans les Vals du Dauphiné. Cette situation ubuesque nous a conduits à demander une CDCI interdépartementale comme le prévoit la loi.

Malheureusement à ce jour, il semble que cette demande soit restée lettre morte. Bien évidemment nous continuons à nous battre sur tous les fronts : rendez-vous avec les responsables politiques, manifestations avec les acteurs économiques, courriers aux ministères, etc. et nous sommes décidés à aller jusqu’au bout.

Grâce à Mme Joëlle Huillier, Députée, nous avons obtenu un rendez-vous jeudi 12 mai auprès du cabinet ministériel de M. Jean-Michel Baylet à Paris et mardi 17 mai avec M. Bonnetain, Préfet de l’Isère.

Lorsque vous lirez ces lignes la décision politique sera prise ; j’ose encore espérer que l’état Français aura respecté la volonté quasi unanime des élus locaux, des acteurs économiques et des citoyens.

Vous savez, ne pas respecter les majorités c’est s’attaquer aux fondements même de notre démocratie.

Quelle que soit l’issue finale de cette bataille, je reste persuadé que notre avenir est avec les communautés de communes voisines de l’Avant Pays Savoyard, Val Guiers et Lac d’Aiguebelette, dans ce bassin de vie géographique, topographique, économique et associatif fort de plus de 30 000 habitants, entre pays voironnais, CAPI et bassin chambérien, avec en perspective un rapprochement futur dans nos cantons avec Cœur de Chartreuse. Une communauté de communes Chartreuse, Guiers, Aiguebelette aurait beaucoup d’atouts, pas seulement touristiques.

Denis Guillet, Maire de Romagnieu